Quartiers nord

Ma fille, en voyage en Bolivie, à La Paz, rencontre un bolivien. Tu viens d'où en France ? De Marseille. Oh la la, c'est pas trop dangereux ?

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On apporte la voiture au garage, à la Gavotte (à 500 m de la limite de Marseille), le haillon arrière défoncé, le pare-brise en miette.

La garagiste: "ILS vous ont fait ça comment ? " (avec un ILS qui en disait long...).

Moi de répondre : c'est ma femme qui s'est battu toute seule avec un poteau...

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J'ai trouvé le truc pour quitter rapidement une réunion.

"- Excusez-moi, il ne faudra pas trop que je tarde, je dois prendre ma femme devant son école.

- Elle enseigne où, ta femme ?

- A St-Antoine.

- Oh ! Et tu la laisses seule devant son école ? Dépêche-toi d'y aller, on finira la réunion sans toi !"

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Gare de St-Antoine, en attendant le TER. Lieu plutôt glauque, au fond d'une impasse, souterrain béton, billetterie défoncée, camp de Rom juste derrière... Ma femme attend le train un soir d'hiver. Deux jeunes encapuchonnés qui la regardent. Légère appréhension. Ils se dirigent vers elle.

"Mme C., vous ne me reconnaissez pas ? J'étais dans votre classe en CM2 !"

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Ballade en vélo jusqu'au sommet de l'Etoile. Elle passe par la cité de la Solidarité. Un samedi matin vers 7h. L'heure où on dit bonjour à ceux qu'on croise.

Un ado esseulé sur un banc, à l'entrée de la cité. Je lui fais signe. Il me rend mon bonjour.

Il paraît que c'était un guetteur.

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J'en surprends beaucoup quand j'explique que mon tour en vélo sur les collines de l'Estaque traverse la cité de la Castellane.

Je leur explique que c'est beaucoup plus sûr que d'emprunter le grand giratoire au pied de Grand Littoral.

Je n'ai jamais entendu parler de cycliste agressé à la Castellane. De cycliste écrasé, si.

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